Archive pour avril, 2007

Mire

 raphaeltriomphedegalatee.jpg (Raphael)

Se laisser 

Emporter 

Par son zéphyr 

Suivre son regard

Doucement 

Sans courir 

Se placer 

Devant sa mire 

Pour qu’elle vise et tire

Sans ratée

sans rater.

(suite…)

Impressions

Impressions

Ces mains qui se hâtent, 

Se croisent, se heurtent 

Et se bousculent. 

Ces tremblements de vie 

Dans ces images éclairs 

Qui défilent et s’enfilent 

Entre ombre et lumière. 

(suite…)

Illusion optique

Liquez sur l’image pour l’agrandir et : 

Fixez le dessin.

illusionoptique.jpg

Pour vous reposer les yeux, voici deux autres :

illusion2.jpg      expansion2.jpg

Réveil

halo4.jpg    Halo

 

Les noeuds des souffles 

En spirales 

Qui  rejoignent,  

Plus haut, l’air lié,  

De la vie 

Et ce lit fatal 

Refait et défait souvent 

Aux quatre vents

(suite…)

L’art aborigène

traceemeu.jpg  L’art aborigène

4000 ans ! Accrochés à leurs terres ancestrales malgré les raz de marées et les tsunamis de la colonisation avec ses bienfaits et ses méfaits, les aborigènes ont su survivre et préserver les fondements de leur culture commune. 

C’est au coeur du désert australien, à Papunya, qu’en 1971 la peinture aborigène contemporaine est née sous l’influence de l’instituteur anglo-saxon Geoffrey Bardon qui proposa à ses élèves, bientôt rejoints par des initiés, de reproduire les motifs des dessins rituels réalisés à l’occasion des cérémonies en l’honneur de la fourmi à miel.

untitled.jpg

Honey Ant Dreaming (Rêve de la fourmi à miel), de Johnny Lynch Tjapangati (1922-1981)  Ocre et acrylique sur bois, 59 x 87 cm -1973, collection privée Geoffrey Bardon : 

Une intéressante analyse sur le superbe Blog d’Inton.

Ces cérémonies, rituels religieux, gravitent autour de la notion du rêve « Dreaming ». Le rêve exalte les actes et les exploits des êtres mythiques et des ancêtres créateurs, comme les Pythons Arc-en-ciel, les Hommes-Eclairs et les Tingari, qui, sous leur apparence humaine ou sous d’autres formes, ont parcouru un univers encore amorphe, créant tout ce qui s’y trouve et instaurant les lois qui régissent le comportement social et religieux.

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Tourmente

sngal.jpg  Aujourd’hui, vague à l’âme.

Pour me changer les idées, j’ai eu envie de m’évader du coté du vieux continent qu’est l’Afrique. Le Sénégal, pays de L. S. Senghor, où j’ai fait pas mal de séjours, quelquefois assez prolongés, me revient en force et j’ai donc butiné l’un de ses poètes au mot sûr, dur, vrai et amer. Mon choix final se porta sur le poéte Sadiouka Ndaw, un enseignant, adorant V. Hugo, A. Musset et J. de la Fontaine… Originaire de Rufisque, dans la région de Dakar, il aime son pays et tiens à y rester pour contribuer à son éveil, il est enraciné dans ses valeurs socioculturelles qu’il assume pleinement la main tendue vers le monde pour prendre tout ce qui honore l’homme.

tourmente.jpg  Tourmente

Ce monde balance dans la violence  Partout tonne, sans répit, le canon.  

Bombes, mines, machettes tout y passe,  On tue, on mutile  dans l’indifférence. 

Cercle de feu, cercle infernal, Quel gâchis !  Par mépris la nature s’en mêle ;  

La terre se déchire, le ciel se venge  Le vent se déchaîne, l’eau s’enrage  

Où trouver refuse quand c’est le déluge ? 

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Lassitude

coeur.jpg     Corps-Coeur

Corps en l’air

Cœur  en verre 

Interlude sans longitude 

(suite…)

Le haïku

haku1.jpg  Le haïku, terme crée par Shiki (1867-1902), est la forme de poésie la plus brève de toute la littérature mondiale, mais ses trois petits vers de cinq, sept et cinq syllabes permettent d’exprimer des sentiments profonds et des éclairs soudains d’intuition. Il n’y a ni symbolisme ni égotisme dans le haïku. Il saisit la vie comme elle s’écoule.

Le haïku est pour ainsi dire sans auteur. Mais dans l’intérêt porté à la trame simple, apparemment insignifiante, de la vie quotidienne – une feuille qui tombe, la neige, une mouche -, le haïku nous apprend à percer à jour la vie des choses et à prendre un aperçu de l’Éveil. Qui dit haïku ne dit pas forcément zen, mais qui dit zen dit haïku. Suivant Blyth, le haïku est « la fine fleur de toute la culture orientale ».

C’est le grand poète, Bashô, qui éleva le haïku à la forme qu’on lui connaît aujourd’hui. Parmi les autres poètes, il faut citer Buson, Issa, Ryokan et Shiki. Comme tous les arts japonais associés à l’esprit du zen, le haïku évoque la solitude, l’esseulement ou le détachement – sabi – et l’esprit poignant de la pauvreté – wabi. Il y est toujours question d’une saison : les pruniers en fleur pour le printemps ou les branches nues pour l’automne, par exemple.

haiku.jpg

Une orchidée du soir,
cachée dans son parfum, 

la blancheur de la fleur.
                               (Buson).                              

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