Les trois tamis…
- Il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit.- Un instant. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?
- Quels tamis ?- Le premier : celui de la vérité. L’as-tu vu par toi-même ou te l’a raconté ?
- Non, je l’ai entendu raconter.- Bien ! Mais sans doute l’as-tu fait passer à travers le second tamis, celui de la Bonté ? Si ce que tu veux me raconter n’est pas tout à fait vrai, c’est au moins quelque chose de bon ?
- Heu, non au contraire… - Essayons encore le troisième tamis. Voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire..- Utile ?… Pas précisément.
- Alors, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à médire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir. Quant à toi, je te conseille de l’oublier !
Platon l’avait formulé autrement : « Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence alors tais-toi ! ».




















« si ce que tu as à MEDIRE » c’est bien trouvé et bien vrai. tant de gens passent leur temps à ne pas se taire alors que tout le monde gagnerait à leurs silences…
mais on peut aussi dire quelque chose qui ne soit ni tout à fait vrai ni completement bon, ni utile : ainsi une oeuvre littéraire, qui est une parole, n’est ni une traduction de la verite, (d’ailleurs la vérité est déjà déformée dès la verbalisation, car liée au sbjectif de chacun, et donc elle devient en partie fausse), ni basée sur la bonté, (on peut parler de choses terribles), quant à l’utilité c’est là encore très arbitraire
Réponse :
Le propos de ce billet est justement la médisance comme tu le dis, Chrysaldie. Pour le reste, je suis un peu d’accord avec toi.
Bises.
Chrisalide et non Chrysaldie….désolé
A ne pas confondre avec les quat’zamis…
p
Désolée, journée difficile
Je n’avais que du vrai à raconter, du moins de mon point de vue, mais pas forcément bon, par contre c’était très utile ! Comme quoi… ;o)
Mais cela n’avait rien à voir avec la médisance, en effet.
Par contre, je n’ai aucun doute quant à l’utilité des livres…
p
Il y a toujours une vérité dans les livres, même pour les histoires romancées, et la bonté n’a rien à voir avec les faits terribles qui peuvent y être relatés, elle se situe ailleurs
La médisance n’est que méchanceté proférée par une personne en manque de confiance en soi se sentant en perpétuelle compétition avec le monde. Savoir ce que l’autre ne sait pas, sur un acte qu’ils n’auront pas pris le soin de comprendre, car qu’est-ce qui est bien ou mal ? Où se situe la frontière ? Une sorte de pouvoir que le médisant pense avoir mais ne réalisant pas à quel point il se décrédibilise et se rend ridicule. Un premier pas vers la délation ?
p
Oui bon, journée difficile j’ai dit !
violent le coup de la marelle punching-ball, ça reflète bien les coups durs que la vie vous réserve parfois
j’adhère totalement aux sages paroles de socrate!
Salut, j’adore cet article… que je trouve bien vrai…
@ Selda,
Tout à fait d’accord…surtout en ce qui concerne la bonté.
@ Chrysalide,
Ouille, ouille…et en plus, j’étais nul en marelle…ça avait peut-être contribué à mon façonnage…loll
@ Natureinsolite,
Merci de nous émerveiller avec ton blog.
@ Cindy,
Sois la bienvenue.