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J’arrive où je suis étranger

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« Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre pour le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étranger »

 

Etrangement ou d’une façon étrange, ce premier couplet  de Jean Ferrat qui chante le poème de Louis Aragon, a réussi à faire remonter des tas de pensées et de souvenirs éparpillés au plus profond d’un endroit poussiéreux…

Souvenirs de tous ces voyages faits, par consentement ou par la force des choses, dans le sillage d’un père au travail nomade.

Pensée pour ces facettes d’une destinée si riche et si pauvre, en même temps, par ce qu’elles avaient amené et par ce qu’elle avaient enlevé dans un laps donné d’une existence.

Souvenirs de tous ces peuples visités, tous ces gens rencontrés, croisés, connus estimés, aimés puis délaissés…regrettés…

Souvenirs de tous ces fragments, de cultures diverses et diversifiées, appris, entretenus, conservés puis, petit à petit, enfouis et oubliés…

Pensée pour une lutte incessante afin de ne pas tomber dans l’indifférence, l’insensibilité et l’oubli de tous ces pays qui étaient toujours différents des clichés véhiculés pour des stupides raisons car ils étaient toujours plus qu’accueillants…

Pensée pour tous ces déracinés qui souffrent, tous ces expatriés qui expirent de nostalgie, tous ces étrangers dans leur propre société… et même tous ceux qui sont en eux mêmes étrangers…

Curieusement, Albert Camus fait aussi surface. Est-ce en relation avec « L’Etranger », avec tout ceci ou avec une simple question posée au bon moment ?

Albert Camus, cet humaniste intransigeant, fait parti de repères favoris, et comme disait  Eugène Ionesco, qu’on ne peut que humblement citer, dans ses « Notes et Contre-Notes »:

« Je pense à Camus : j’ai à peine connu Camus. Je lui ai parlé une fois, deux fois. Pourtant, sa mort laisse en moi un vide énorme. Nous avions tellement besoin de ce juste. Il était, tout naturellement, dans la vérité. Il ne se laissait pas prendre par le courant; il n’était pas une girouette; il pouvait être un point de repère. »

Dés les premières lectures, Camus a commencé à lacérer l’existence d’un errant citoyen du monde en
y provoquant un dilemme insoutenable de dualité âprement combattue. Depuis et jusqu’aujourd’hui, la lutte continue pour trouver l’équilibre entre Meursault, le modeste employé de bureau dans « L’Etranger »… et… Clamence, l’avocat parisien se disant Juge – Pénitent dans « La Chute »…

La quête n’est pas finie mais l’espoir existe et donc je continue…Et comme écrivait Camus :

« On vit avec quelques idées familières. Deux ou trois. Au hasard des mondes et des hommes rencontrés, on les polit, on les transforme. Il faut dix ans pour avoir une idée bien à soi – dont on puisse parler. » (Noces)…

ou

« Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l’ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n’est pas éclairée. » (La Peste)…

                                                                                                                                                                   Noah

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