Archives pour la catégorie Pensées

Des branches en bronches

branch03.jpg  Goethe aimait essayer de comprendre l’ordre de la nature par analogie. Il y en a une que je trouve séduisante : 

 - Un arbre émet des branches, avec des feuilles, qui sont plongées dans l’air, où elles prennent du gaz carbonique avec lequel elles construisent des sucres. Elles rejettent de l’oxygène…C’est le monde végétal. 

- Un corps n’a pas de branches mais des bronches. Celles-ci plongent, non plus dans l’air, mais dans le sang, où elles prennent de l’oxygène, amené en partie par la respiration, avec lequel elles vont casser les sucres véhiculés dans le sang par l’alimentation, puis le consommer en rejetant du gaz carbonique…C’est le monde animal. 

Une étrange similitude entre le monde vert et le monde rouge, qui semblent complémentaires. L’un s’extériorise quand l’autre s’intériorise. 

Deux monde à préserver. 

D’après « La plus belle histoire des plantes » (Seuil) de Jean-Marie Pelt, Marcel Mazoyer… 

Très courte pour être petite

mediumsablier10.jpg   « « La vie est trop courte pour être petite »

Telle est ma citation favorite, qui est un mot de Disraeli. Elle m’a aidé à traverser plus d’une passe difficile.

Trop souvent, nous nous laissons agiter, troubler par de petites choses que nous devrions mépriser et oublier.

Tantôt c’est un homme que nous avions soutenu et qui soudain se montre ingrat ; tantôt une femme que nous

croyions une amie a dit du mal de nous…

Ces déceptions nous touchent si profondément que nous ne pouvons plus travailler, ni dormir. N’est-ce pas absurde ?

Quoi, nous sommes là, sur cette terre ; nous n’avons plus que quelques décades, peut-être quelques années à vivre,

et nous perdons des heures irremplaçables à remâcher des griefs qui, dans un an, seront oubliés de nous et de tout le monde ?

Non, vraiment, consacrons notre vie à des actions ou à des sentiments qui en vaillent la peine, à de grandes pensées,

à des affections véritables, à des entreprises durables. Car la vie est trop courte pour être petite. »

(André Maurois – Académie française, 1938-1967)

Le temps

Le temps, c’est à la fois horrible et merveilleux.
Merveilleux, car il contient des possibilités infinies. Il est le travail et la vie. 
Mais le temps est également horrible. Et je le hais.
Pourquoi ?
Parce qu’on ne peut pas le garder. Ni l’attraper. Ni l’arrêter. Encore moins le posséder.
Le temps ne cesse d’être là, présent, mais si l’on tente de le retenir, il est déjà parti.

Nous nous prenons tous pour des gens importants. Et que fait le temps ? Il nous transforme en poussière.
Nous ne sommes qu’une microscopique particule sur une petite planète, dans un immense univers.
Et même, au bout du compte, nous sommes encore moins que cela.

Alors, n’essayons pas de gérer le temps. Il nous battra tout le temps.
N’essayons jamais de programmer nos nuits et nos jours minute par minute. Planifions notre temps, mais pas à 100%.
Si on s’y risque, on détruit notre potentiel de créativité.

N’essayons jamais d’organier chaque seconde de notre temps des semaines à l’avance, ou bien alors nous serons pris d’un ennui mortel.

Laissons plutôt le temps renouveler les choses autour de nous. Laissons le nous apporter de la distraction. Laissons venir à nous le bon – temps – et le mauvais aussi – sans prétendre exercer notre contrôle. Et n’essayons pas d’utiliser des ruses personnelles pour abuser le temps.
Il nous rattrapera toujours.

 

(Nicolas HAYEK, PDG fondateur du groupe horloger Swatch)

Alain – En famille

En famille

Il y a deux espèces d’hommes, ceux qui s’habituent au bruit et ceux qui essaient de faire taire les autres. J’en ai connu beaucoup qui, lorsqu’ils travaillent ou lorsqu’ils attendent le sommeil, entrent en fureur pour une voix qui murmure ou pour une chaise un peu vivement remuée ; j’en ai connu d’autres qui s’interdisent absolument de régler les actions d’autrui ; ils aimeraient mieux perdre une précieuse idée ou deux heures de sommeil que d’arrêter les conversations, les rires et les chants du voisin.

Ces deux espèces de gens fuient leurs contraires et cherchent leurs semblables par le monde. C’est pourquoi on rencontre des familles qui diffèrent beaucoup les unes des autres par les règles et les maximes de la vie en commun.

Il y a des familles où il est tacitement convenu que ce qui déplait à l’un est interdit à tous les autres. L’un est gêné par le parfum des fleurs, l’autre par les éclats de voix ; l’un exige le silence du soir et l’autre le silence du matin. Celui-ci ne veut pas qu’on touche à la religion ; celui-là grince des dents dès que l’on parle politique. Tous se reconnaissent les uns aux autres un droit de « veto » ; tous exercent ce droit avec majesté. L’un dit : « J’aurai la migraine toute la journée, à cause de ces fleurs », et l’autre : « Je n’ai pas fermé l’oeil cette nuit à cause de cette porte qui a été poussée un peu trop vivement vers onze heures. » C’est à l’heure du repas, comme à une sorte de Parlement, que chacun fait ses doléances. Tous connaissent bientôt cette charte compliquée, et l’éducation n’a pas d’autre objet que de l’apprendre aux enfants. Finalement, tous sont immobiles, et se regardent, et disent des pauvretés. Cela fait une paix morne et un bonheur ennuyé. Seulement comme, tout compte fait, chacun est plus gêné par les autres qu’il ne les gêne, tous se croient généreux et répètent avec conviction : « Il ne faut pas vivre pour soi ; il faut penser aux autres. »

Il y a aussi d’autres familles où la fantaisie de chacun est chose sacrée, chose aimée, et ou nul ne songe jamais que sa joie puisse être importune aux autres. Mais ne parlons point de ceux-là ; ce sont des égoïstes.

Alain, 12 juillet 1907 – Extrait de « Propos sur le bonheur ».

La Paix – Perles du Net

C’est quoi la paix ?

(Auteur inconnu)

Il était une fois un roi qui voulait offrir un prix à l’artiste qui ferait la plus belle peinture de la paix… Plusieurs artistes ont essayé. Le roi a regardé les peintures, mais il en aimait seulement deux et il avait à choisir entre ces deux peintures. La première image était celle d’un lac calme. Le lac était un miroir parfait pour les montagnes majestueuses autour. Au-dessus il y avait un ciel bleu avec quelques nuages blancs. Tous ceux qui ont vu cette peinture ont pensé que c’était l’image parfaite de la paix.

L’autre peinture avait aussi des montagnes. Mais elles étaient abruptes, rocheuses et le sommet sans arbre. Au-dessus, il y avait un ciel orageux avec de la pluie et des éclairs. À côté de la montagne,il y avait une grosse chûte d’eau. Cela ne ressemblait en rien à la paix.

Mais après que le roi l’eut bien regardée en détail, il a vu derrière la chûte un petit buisson qui avait poussé sur le rocher. Dans le buisson, une maman oiseau avait bâti son nid. Là, au milieu de tout ce remous d’eau, était assise la maman oiseau sur son nid… en parfaite paix.

Le roi choisit la seconde, et expliqua : « La paix ne veut pas dire être à un endroit où il n’y a ni bruit, ni trouble. Non… La paix veut dire être au milieu de toutes ces choses perturbantes, mais être toujours au calme dans son coeur. »

L’amour-propre

« Je suis souvent étonné de voir combien chacun s’aime lui-même plus que tout et pourtant tienne moins compte de son propre jugement sur lui-même que celui des autres. De fait, si un dieu placé près de lui ou un maître sage l’invite à n’avoir à part lui aucune pensée, aucune idée qu’il ne profère aussitôt à haute voix, il ne le supportera pas un seul jour. Et ainsi nous avons honte de ce que notre prochain pense de nous plus que de ce que nous en pensons nous-mêmes. »

MARC-AURÈLE / Pensées / Les Stoïciens / Bibliothèque de la Pléiade / nrf Gallimard 1962

Proverbe

pause.jpg Proverbes et pauses – pensées :

billcite.gifAu royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

L’argent

pause.jpgPause – pensée :

billcite.gifL’argent est un bon serviteur et un mauvais maître

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