Archives pour la catégorie Poésie

Impressions

Impressions

Ces mains qui se hâtent, 

Se croisent, se heurtent 

Et se bousculent. 

Ces tremblements de vie 

Dans ces images éclairs 

Qui défilent et s’enfilent 

Entre ombre et lumière. 

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Réveil

halo4.jpg    Halo

 

Les noeuds des souffles 

En spirales 

Qui  rejoignent,  

Plus haut, l’air lié,  

De la vie 

Et ce lit fatal 

Refait et défait souvent 

Aux quatre vents

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Tourmente

sngal.jpg  Aujourd’hui, vague à l’âme.

Pour me changer les idées, j’ai eu envie de m’évader du coté du vieux continent qu’est l’Afrique. Le Sénégal, pays de L. S. Senghor, où j’ai fait pas mal de séjours, quelquefois assez prolongés, me revient en force et j’ai donc butiné l’un de ses poètes au mot sûr, dur, vrai et amer. Mon choix final se porta sur le poéte Sadiouka Ndaw, un enseignant, adorant V. Hugo, A. Musset et J. de la Fontaine… Originaire de Rufisque, dans la région de Dakar, il aime son pays et tiens à y rester pour contribuer à son éveil, il est enraciné dans ses valeurs socioculturelles qu’il assume pleinement la main tendue vers le monde pour prendre tout ce qui honore l’homme.

tourmente.jpg  Tourmente

Ce monde balance dans la violence  Partout tonne, sans répit, le canon.  

Bombes, mines, machettes tout y passe,  On tue, on mutile  dans l’indifférence. 

Cercle de feu, cercle infernal, Quel gâchis !  Par mépris la nature s’en mêle ;  

La terre se déchire, le ciel se venge  Le vent se déchaîne, l’eau s’enrage  

Où trouver refuse quand c’est le déluge ? 

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Lassitude

coeur.jpg     Corps-Coeur

Corps en l’air

Cœur  en verre 

Interlude sans longitude 

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Amina Saïd 1

Une phrase de Heidegger dans  » Pourquoi des poètes en des temps de détresse ?  » m’avait un jour interpellé :

« Ceux qui risquent plus sont les poètes, et qui plus est, ceux dont le chant tourne notre être sans abri face à l’ouvert « . 

sidibou.jpg  Hier, j’ai découvert avec ravissement Amina Saïd, une poétesse tunisienne, une parole de femme souvent absente de l’histoire de ce pays, à la recherche d’une dimension cosmique où l’être pourrait se connaître et se reconnaître. J’ai choisi deux extraits pour partager cette découverte :

  » Stigmates d’absence « , extrait 1, Amina Saïd, en langue française.
 
 » signe brisé
l’horizon à la foi
de ruptures et de liens
c’est un temps
de gifles grises
sans balance
un temps de nuit s
ans royaumes
et nous n’arrêtons plus de naître
et renaître de nos fondations
avec l’intuition d’un trajet
 
je retire l’esquisse des mains
un visage se dessine
à lire entre deux âges
les masques vis-à-vis
paralysent l’envol
je recommence
 
je suis signe brisé
c’est le tribut payé 
aux violences des terres
l’image infidèle
a troublé son histoire
les gestes
perdu leur sens du rituel
le poème n’existe plus
qu’en vertu de l’insaisissable
en ce noyau 
se chiffre le mystère
 
au loin l’escalier figurant les exils
ouverts sur les perspectives
de notre mort assurée
comme un soleil dans une paume

d’incandescence

hibou figé qui regarde une sphère
le symbole est au centre
d’une constellation d’images « .
 

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